• Publié par : Hélène Rannou-Boucher
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Du 18 janvier au 21 mars 2016 : Rendez-vous d'Europe "L'Europe sait-elle préserver ses ressources naturelles ?"

   
Le Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes, en partenariat avec l'Association  Europe-Rennes 35, organise début 2016 un cycle de conférences intitulé les « Rendez-vous d’Europe ». Ce cycle est plus particulièrement porté cette année au sein du Groupement d’Intérêt scientifique (GIS) qu’est le Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes par Agrocampus Ouest (établissement d’enseignement supérieur et de recherche agronomique, agroalimentaire horticole et du Paysage, centre de Rennes).

En raison de l'actualité (COP 21) et de l'implication d'Agrocampus dans l'organisation du cycle, la problématique abordée au cours des Rendez-vous d’Europe 2016 sera la suivante : « L’Europe sait-elle préserver ses ressources ? ».

 

Les conférences sont enregistrées et seront mises en ligne fin mars 2016.  

 

 

 

Pratique :

  • conférences prononcées de 18h à 19h 30, dans l'amphi Pierre-Henri Teitgen de la faculté de Droit et de Science Politique, 9 rue Jean Macé, Rennes (entrée libre dans la limite des places disponibles).
  • conférences retransmises en visio-conférence dans l'Amphithéâtre Camille Moule d'Agrocampus Ouest, 65 rue de Saint Brieuc, Rennes (entrée libre dans la limite des places disponibles).
  •  Pas de conférence du lundi 8 au lundi 29  février inclus.


    NB : Les conférences du 18 janvier et du 21 mars sont ouvertes aux personnes sourdes et malentendantes (retranscription écrite simultanée et d’une interprétation en langue des signes française le 18 janvier ; retranscription écrite simultanée le 21 mars)

 

 

 

 

 

 

Cette conférence, ouverte aux personnes sourdes et malentendantes, a fait l’objet d’une retranscription écrite simultanée et d’une interprétation en langue des signes française.


Directeur de Recherches au CEA, Jean Jouzel a fait dans cet organisme l'essentiel de sa carrière scientifique largement consacrée à la reconstitution des climats du passé à partir de l'étude des glaces de l'Antarctique et du Groenland. Il a participé au titre d’auteur principal aux deuxième et troisième rapports du GIEC (co-lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2007), dont, de 2002 à 2015, il a été membre du bureau et vice-président du groupe de travail scientifique.  Conjointement avec Claude Lorius, il a en 2002, reçu la Médaille d’or du CNRS. En 2012, il a reçu le Prix de la Fondation Albert II de Monaco et le Prix Vetlesen, considéré comme le « Nobel des Sciences de la Terre et de l’Univers ».

 

 

Le défi climatique : la Conférence de Paris a-t-elle atteint ses objectifs ?

 

 

Pour analyser les résultats de la COP21, il faut en appréhender les objectifs à partir du diagnostic que porte la communauté scientifique vis à vis de l’évolution de notre climat. Si rien n’était fait pour maîtriser l’augmentation de l’effet de serre liée aux activités humaines, nous irions d’ici 2100 vers un réchauffement moyen supérieur à 4°C avec des conséquences auxquelles il serait difficile de faire face. A l’inverse, si nous réussissons à limiter ce réchauffement en deça de 2°C - voire 1,5°C - il devrait être possible de s’y adapter, au moins pour l’essentiel. Après ce constat qui vaut également pour l’Europe, j’expliquerai que cela représente un véritable défi dans lequel celle-ci à un rôle important à jouer. Certes les contributions des pays à cet effort sont trop timides mais ils engagent notre monde dans cette voie, et, même si ce n’est qu’un premier pas, je dirai en quoi la COP21 peut être considérée comme un succès.

 


Bernard Barraqué est Directeur de Recherches CNRS émérite au CIRED, Centre International de Recherches sur l’Environnement et le Développement, et enseignant à Siences Po et à Agroparistech. Spécialiste des politiques de l’eau en Europe, il a présidé le Comité National Français du Programme Hydrologique International de l’UNESCO jusqu’en 2010. Il a coordonné le projet EAU&3E (2009-2013), une recherché financée par le programme ANR villes durables, sur la durabilité des services d’eau dans les grandes villes de France, en particulier Paris, Perpignan et Bordeaux: les dimensions environnementale, économique, sociale et de gouvernance (voir http://eau3e.hypotheses.org). Il est membre des comités de rédaction de Espaces et Sociétés, Water Policy, Water Alternatives.

Dernier livre dirigé : Urban Water Conflicts, UNESCO – Taylor & Francis, 2012

Power Point de M. Barraque

 

 

Nicolas-Jean Brehon est conseiller à la Commission des affaires européennes du Sénat, en charge des questions agricoles et de la politique agricole commune en particulier.
Il a commencé sa carrière professionnelle à la Commission des finances du Sénat, travaillant sur les questions budgétaires européennes, jusqu’à devenir un des spécialistes reconnus du sujet, et fut nommé, à ce titre, expert auprès des parlementaires missionnés par le premier ministre lors de la préparation des perspectives financières 2007-2013. Au cours de sa période de mobilité, il fut conseiller spécial du président de l’Institut du Monde Arabe.
Il a mené, en parallèle, une carrière universitaire et journalistique. Il a publié le premier manuel de finances publiques dédié au budget communautaire et a été à l’origine du premier cours universitaire sur ce sujet. Il continue d’enseigner cette matière en Master de finances publiques à l’université Paris I Panthéon –Sorbonne. Il assure régulièrement d’autres formations et conférences (ENA, IHEDREA..).
Nicolas–Jean Brehon a été chroniqueur au Monde de l’économie pendant onze ans (1999/ 2010) et est aujourd’hui chroniqueur à la France agricole. En marge de ces contributions régulières, il continue à publier des tribunes occasionnelles (Le Monde, les échos, Slate...).
Nicolas-Jean Brehon est conseiller budgétaire et agricole auprès de la fondation Robert Schuman. Il a publié plusieurs études parmi lesquelles « la PAC à l’heure des choix » et « Budget européen, quelle négociation pour le prochain cadre financier européen ? » (2010).
 
 
Résumé de la conférence de M. Brehon :
Peut-on parler de la PAC sans y associer les  mots de crise et de réforme? La réforme qui semble permanente n'est pourtant jamais aboutie, jamais satisfaisante aux yeux des principaux intéressés. Avant d'engager la prochaine, Il faut faire le bilan des réformes précédentes, distinguer les vraies et les fausses réformes, et analyser les nombreux freins aux changements, notamment les questions budgétaires, au coeur du débat. Une révision à mi parcours est annoncée pour 2017 mais 2016 sera une année test avec deux  dossiers majeurs: le plan Juncker et le TTIP qui sera un vrai test grandeur nature de la place de l'agriculture dans l'économie européenne.

Une fois ce bilan établi, il faut comprendre l'urgence et ouvrir quelques pistes.
L'urgence est liée à une perte de sens, au décalage entre les attentes des agriculteurs et le cadre réglementaire, aux déceptions mutuelles - car il y en a des deux côtés!-.  
Les pistes. Il y a des pistes utopiques, mais le cadre universitaire offre cette liberté de ton, et puis une piste plus sérieuse de type système assuranciel  contracyclique. Mais il faudra encore et toujours revenir aux freins et aux limites de l'exercice. La crise du lait peut être donné en exemple d'un système  complètement bloqué. Même quand un pays, une région, a tous les atouts en main.   
 

 

 

 

Didier Gascuel, professeur d’écologie marine, Responsable du pôle halieutique d’Agrocampus Ouest

 

 

 

Jacques Doudet, Secrétaire général du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins de Bretagne

 

Résumé de la conférence :


"La politique commune de la pêches (PCP) a été lancée dans les années 1970. Mais ce n'est qu'à partir de la fin des année 1990, que des mesures vraiment significatives ont été mises en place, afin d'éviter la surexploitation des ressources halieutiques. Les plans de sorties de flotte, la politique des quotas de pêche, les mesures aujourd'hui mises en œuvre pour atteindre le "rendement maximum durable" : la PCP est-elle efficace ? Entre surexploitation et pêche durable, où en sommes nous exactement ? Comment concilier durabilité écologique et développement économique et social du secteur ? Une approche écosystémique est-elle possible ?"
(Par Didier GASCUEL, Professeur en écologie halieutique, Directeur du pôle halieutique à Agrocampus Ouest à Rennes)
Power point de M. Gascuel


"Pour juger de l'efficacité de la PCP, les professionnels de la pêche ont une approche pragmatique. A-t-elle résolu les problèmes de cohabitation ? A-t-elle permis de préserver la productivité du secteur, en préservant les ressources durablement ? Peut-elle protéger la filière des déséquilibres engendrés par la mondialisation ? Le bilan pessimiste dressé par la Commission au moment de la réforme de PCP  était-il justifié ? En tout état de cause, l'efficacité de la PCP ne peut plus être appréciée sans prendre en compte les politiques transversales mises en œuvre par les directives européennes pour l'environnement et la planification des activités maritimes"
(Par Jacques DOUDET, Secrétaire Général du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins de Bretagne -CRPMEM)
Power Point de M. Doudet

 

Thomas Pellerin-Carlin, Chercheur, Institut Jacques Delors
Thomas Pellerin-Carlin diplômé d’un Master en Etudes Politiques et Administratives Européenne du Collège d’Europe, Bruges (2012-2013, Václav Havel Promotion) et d’un Master en Affaires Européennes de l’Institut d’Etudes Politiques de Lille (2007-2012, Promotion George Orwell),
Chercheur à l'Institut Jacques Delors, il travaille sur la politique énergétique européenne et analyse  les grandes tendances des politiques européennes et nationales de l'énergie (efficacité énergétique, sécurité énergétique, innovation, nouveaux modèles d'affaires). Il s’intéresse également à la politique climatique et la politique de défense européenne.
Avant de rejoindre l’institut Jacques Delors, Thomas  a été chargé de mission au Secrétariat général des affaires européennes, France (2012) puis Assistant Académique (Collège d’Europe, Belgique, 2013-2015), et Assistant de Recherche de la Chaire de Politique Européenne de l’Energie (Collège d’Europe, Belgique, 2014-2015). Il a aussi participé à plusieurs reprises à la SPECQUE-Simulation de Parlement Européen Canada-Québec Europe (2010-2015) dont il fut le Vice-Président Exécutif (2013-2014).

Contact: pellerin-carlin@delorsinstitute.eu 
Twitter: @Thomas_Pellerin
Power Point de M. Pellerin-Carlin

Emmanuel Haton, Directeur des Affaires Gouvernementales Europe, BP Europe

Emmanuel Haton est Licencié en Mathématiques, titulaire d’une Maîtrise d’Informatique (Université Paris XI – Paris Sud Orsay), et d’un Master of Business Administration (MBA) de l’École des Hautes Études commerciales de Paris (HEC).
Il a fait toute sa carrière au sein du groupe British Petroleum (BP), où il exerce, depuis 1983, une variété de postes, tant en France qu’à l’étranger. Il intègre, dans un premier temps, la Direction des Approvisionnements pétroliers, où il est chargé de la logistique avant de devenir Trader. Expatrié à partir de 1988, en tant que Directeur de Filiale au Royaume-Uni, Directeur Air BP Afrique, Directeur des Affaires gouvernementales Algérie, et Responsable du Développement de BP dans le Sud-Ouest pacifique puis.
En 1999, il réintègre le siège de BP à Londres, comme Directeur des Sciences et Technologies de l’Environnement, puis en 2001, comme Directeur des Affaires Gouvernementales de BP Angola.
En 2004, il part à Bruxelles comme Directeur des Affaires gouvernementales Europe. Ses activités comprennent entre autre la représentation du groupe auprès des institutions européennes, des gouvernements des états membres sur les questions énergétiques européennes, la géopolitique du voisinage, les questions environnementales, de changement climatique, de science et de technologie.
 

  

Gaël de Rotalier, membre de la direction générale pour l'environnement à la Commission européenne.

Cette conférence, ouverte aux personnes sourdes et malentendantes, fera l’objet d’une retranscription écrite simultanée.

Résumé : Quel rôle pour l’Union européenne dans la lutte contre le trafic des ressources naturelles ?
 
 
Le trafic des ressources naturelles est en forte augmentation, au point qu'il est devenu l'une des formes les plus lucratives de criminalité organisée au monde. Ses conséquences sont désastreuses pour la préservation de la biodiversité, mais également sur le développement économique de certains pays du Sud, ainsi que sur la gouvernance et l’état de droit du fait de ses liens étroits avec la corruption.
 
Ces trafics contribuent à financer les activités de milices ou mouvements terroristes dans certaines régions. Ces trafics constituent un défi pour l’UE, dans la mesure où ils mettent en cause les principes fondateurs des politiques européennes de promotion du développement durable, de l’état de droit et de la paix et de la sécurité. L’UE est également directement concernée par ces activités, étant un marché important pour certains produits commercialisés illégalement, ainsi qu’une région de transit et d’origine.
 
La conférence fera le point sur les instruments et politiques de l’UE destinée à lutter contre le trafic des ressources naturelles, au niveau domestique comme international, à la lumière en particulier de l’adoption récente par la Commission européenne d’un plan d’action de l’UE contre le trafic d’espèces sauvages .