• Publié par : Hélène Rannou-Boucher
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6ème édition des Rendez-vous d'Europe : L'Europe au coeur des crises

 

AfficheCours publics organisés par le Centre d'excellence Jean Monnet de Rennes et l'Association Europe-Rennes 35

 

Le cycle de conférences s'est déroulé du 19 janvier au 23 mars 2009.


Entrée libre et gratuite - pas de réservation nécessaire

Horaires : 18 - 19 h 30

Lieux :

du 19 janvier au 9 février 2009,
Faculté de droit et de sciences politiques, 9 rue Jean Macé, 35042 Rennes

du 23 février au 23 mars 2009,
Faculté de Sciences économiques, 7 place Hoche, 35065 Rennes

 

 

Cette initiative du Centre d'excellence Jean Monnet de Rennes et de l'Association Europe - Rennes 35 a été saluée par la Commission européenne au titre des réussites du Programme Jean Monnet.

Retrouvez les support power point utilisés pendant les conférences en cliquant sur la conférence qui vous intéresse

Rencontre avec les chaires et les membres du Centre Jean Monnet ainsi qu'avec les membres de l'Association Europe-Rennes 35

 Nathalie Hervé-Fournereau, Carole Billet, Daniel Gadbin, Catherine Flaesch-Mougin, Pierre de tonquédec,Gilbert Noël
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Présentation du thème :
La présidence française avait affiché un programme de travail ambitieux avec quatre dossiers-clefs considérés comme prioritaires : paquet énergie-climat, pacte sur l’immigration, politique de défense, politique agricole commune.
  
Mais l’agenda initial a été perturbé par trois crises graves qui risquaient de mettre en cause la cohésion de l’Union européenne : crise institutionnelle après le «  non » irlandais au traité de Lisbonne en juin 2008, crise géorgienne durant l’été 2008, crise financière et économique à l’automne 2008. Les priorités ont été respectées et les crises gérées : l’engagement de la France a été unanimement souligné et les succès de la présidence salués. Mais, à quel prix ont-ils été obtenus ? Quelles méthodes ont été utilisées? La France n'a-t-elle pas privilégié l'Europe des Etats au détriment des institutions européennes ?  La France n'a-t-elle pas profondément transformé la notion de présidence de l'Union ? Comment s’annonce début 2009 l’avenir de l’Union européenne?
 Catherine flaesch-Mougin, Jean-Christophe poutineau, Maurice baslé, Anne Hamonic, Guy Baudelle
 
Supports Power Point de la conférence :

Aller plus loin :

M. Benoît COEURE, chef du service des affaires multilatérales et du développement, Direction générale du Trésor et de la Politique économique

Jean-Christophe Poutineau, Benoît Coeuré, Julien Licheron 

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Présentation Power Point de M. Coeuré (doc. PDF)

Benoît Cœuré est professeur chargé de cours de sciences économiques à l'Ecole polytechnique et membre du Cercle des économistes. Depuis décembre 2007, il est chef du service des affaires mulltilatérales et du développement au ministère de l’économie, de l'industrie et de l’emploi et co-président du Club de Paris. Il est également administrateur de l'agence française de développement et de la banque des Etats de l'Afrique centrale. Benoît Cœuré est ancien élève de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique, titulaire d’un DEA d’analyse et politique économique et licencié de japonais. Il a été nominé en 2005 pour le prix du meilleur jeune économiste remis par le Cercle des économistes et par le journal Le Monde.

Ses travaux portent sur la politique économique européenne et le système monétaire international. Il est notamment l’auteur d’Economie de l'euro (La Découverte, coll. Repères, 2002), de Politique économique (De Boeck, 2004) et de Dealing with the New Giants:  Rethinking the Role of Pension Funds (CEPR, 2006).
  

Aller plus loin (bibliographie fournie par M. Coeuré) :

M. Mark Wise, Professeur de géographie politique, Chaire européenne Jean Monnet, Université de Plymouth (Grande Bretagne).

 Mark Wise, Guy Baudelle,

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Présentation du thème par le conférencier :

L’Union européenne est caractérisée par une grande  diversité linguistique. Au delà de ses 23 langues `officielles’,  d’autres langues comme le catalan et le gallois sont parfois utilisées dans les activités de l’Union. En outre,  existent des langues `régionales’ (comme le breton) et `minoritaires’ (comme l’arabe et l’urdu) qui sont plus ou moins parlées en Europe.

Face à cette multiplicité de langues, un des principes `fondamentaux’ de l’UE est `le respect de la diversité linguistique’.Mais, malgré l’extraordinaire plurilinguisme officiel de l’Union, des conflits linguistiques se manifestent. Est-ce que ces conflits sont sans conséquences importantes pour le processus d’intégration européenne ou représentent-ils  un problème qui risque de perturber l’Union dans l’avenir ? L’exemple de la Belgique indique que des tensions entre communautés linguistiques peuvent avoir des conséquences importantes pour l’intégration d’une entité politique.

Mark Wise a procédé à une analyse des  conflits qui surviennent quand les règlements européens exigeant la libre circulation dans un `espace européen’ (le marché unique) se heurtent à des règlements nationaux protégeant une langue nationale unique sur un `espace national’ (ex : en France, en Belgique, en l’Allemagne). Puis, il s’intéressera aux conflits qui éclatent au sein des institutions européennes elles-mêmes, malgré le principe du `respect de la diversité’ linguistique’ par l’Union et ses institutions . En effet, certaines langues, notamment l’anglais, semblent être `plus égales que d’autres’ dans les affaires de l’UE. Est-ce que cette `domination ‘ de l’anglais est inéluctable ? Est-elle  fondée sur le `choix’ des langues fait  `librement’ par des individus? Est-ce même quelque chose de désirable dans un Europe qui cherche des moyens de communication afin de forger une certaine unité ? Ou, par contre, s’agit-il d’un problème de `démocratie linguistique’ que l’on devait résoudre en renforçant les efforts pour respecter la diversité linguistique ? Le débat est ouvert !

 

Conférence de M. Mark Wise

 photo du public

 Mark Wise :

 Après des études géographiques en Angleterre et au Canada (en Colombie Britannique), M. Mark Wise a obtenu son doctorat à la suite des recherches à l’Université de Sussex et à l’Université Libre de Bruxelles. Professeur de géographie, il a aussi promu l’étude de l’intégration européenne à Plymouth. Il a ainsi crée et dirigé un programme pluridisciplinaire de European Integration Studies and Modern Languages à l’Université de Plymouth. Ce programme de quatre ans (niveau licence) exigeait une année d’études en France, en Allemagne, en Espagne ou en Italie. En dirigeant ce programme, il s’est intéressé aux problèmes linguistiques au sein de l’Union européenne et a commencé à publier sur ces questions (géo)linguistiques.

 

M. Gilles MARHIC, Conseiller juridique au service juridique de l'Union Européenne

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Présentation du thème par le conférencier :
L'Union européenne a commencé à conduire des opérations de gestion de crise en 2003 dans le cadre de sa politique européenne de sécurité et de défense. Qu'il s'agisse de faciliter la mise en oeuvre d'un accord de paix en Indonésie, de contribuer à l'Etat de droit au Kosovo, ou de participer à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, ces actions vont dans le sens d'un renforcement de la sécurité internationale. Les opérations de gestion de crise de l'Union constituent un outil efficace,  dont l'influence est reconnue par la communauté internationale.
 

 

Gilles Marhic:

Gilles Marhic est titulaire d'une maîtrise en droit de l'Université de Paris II. Il a le grade de Commissaire en chef de 1ère classe dans la marine française. Après une formation à l'Ecole du Commissariat de la Marine, il a embarqué plusieurs années à bord du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, de la frégate Georges Leygues et du porte-avions Foch. Il a été administrateur de la base navale d'Aspretto avant de rejoindre la Direction du commissariat de la marine à Brest. De 1994 à 1996, Gilles Marhic a été conseiller juridique au Bureau du Droit de la mer de l'état-major de la Marine (Paris). Il a ensuite intégré le Collège interarmées de Défense à Paris, puis a été nommé Chef du bureau du Droit des Conflits armés au Ministère français de la Défense.
Depuis 2001, Gilles Marhic est Conseiller juridique au Service juridique du Conseil de l'Union européenne (relations extérieures). Gilles Marhic a également l'expérience de l'enseignement du droit international humanitaire, notamment à l'Institut international de Droit humanitaire de San Remo.

Philippe GROS, Délégué permanent pour la France auprès de l’Organisation mondiale du Commerce

 

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Présentation du thème par le conférencier :
La crise économique et financière a désormais un impact direct sur les échanges internationaux, sur le commerce mondial et sur le comportement des Etats dans la conduite de leur politique commerciale. La multiplication des mesures de protection, voire protectionnistes, l’assèchement du crédit au service du financement des exportations et des importations sont pour l’OMC  chargée de  favoriser et de  réguler le développement des échanges, tout autant de nouveaux défis qui s’ajoutent aujourd’hui à la difficulté de conclure le cycle de négociations de l’Agenda de Doha pour le développement.
 

par M. Jacques Pelkmans

M. Pelkmans est Chaire Jan Tinbergen Sciences économiques européennes, Directeur des Etudes économiques européennes, College d’ Europe à Bruges, titulaire de la Chaire 'Business & Europe'  à la Vlerick School of Management située à Leuven/Gand (Belgique). M. Pelkmans est l'auteur de nombreux ouvrages tels que "European Integration, methods and economic analysis". Il a été consultant pour des organisations telles que l'OCDE ou encore pour la Commisssion européenne.

 

 

Présentation du thème par le conférencier :

La dimension sociale du Marché intérieur, ou plus généralement de l’UE, a été récemment vivement critiquée. Une « Europe plus sociale » a été répétitivement réclamée. La bataille au sein du Parlement Européen au sujet de la directive sur les services et l’émoi qui en résultat, amenèrent des débats très vifs, parfois même idéologiques, sur l’affaiblissement de la dimension sociale ou de
l’ « Europe sociale ».

Afin de mieux cerner l’origine de cette querelle, M. Pelkmans procédera à une analyse de l’Acquis social de l’Union européenne, de l’affaire du « Plombier Polonais » et de la jurisprudence la plus « économique » de la Cour Européenne. Il établira que selon lui l’Union Européenne n’est pas particulièrement « a-sociale » et que si elle est néanmoins considérée comme coupable, c’est en raison de 6 angoisses sociales concernant le marché intérieur et de 6 autres angoisses émergeant du contexte socioéconomique plus large.

Résumé de l'intervention de M. Pelkmans

Tableau sur l'Acquis social

Support Power Point utilisé pendant la conférence

par Jean-Joseph Boillot

M. Jean-Joseph Boillot est économiste spécialiste de l'Inde, Conseiller au Club du au Club du Centre d’Etudes Prospectives et d’Informations Internationales. Professeur Agrégé de Sciences Sociales et Docteur en Economie, Ancien  Conseiller économique au Ministère des Finances, co-Fondateur du Euro-India Economic & Business Group (EIEBG).

 

 

Présentation du thème par le conférencier :

Penser l’Europe, c’est la penser dans la mondialisation pour deux raisons : le citoyen européen s’inquiète, et à juste titre, de son avenir dans un monde en plein bouleversement ; les responsables européens, ensuite, savent qu’ils doivent répondre aux nouveaux défis mondiaux s’ils veulent avoir une quelconque crédibilité.

Or qui dit mondialisation dit en réalité de plus en plus grands pays émergents, et en tout premier lieu la Chine et l’Inde. Ces deux pays comptent pour 40% de la population mondiale et leur taille continentale en fait assez naturellement des prétendants au statut de super-puissance au même rang que les Etats-Unis alors que l’Europe reste une "puissance molle".

On cadrera dans un premier temps l’ampleur du retour sur la scéne économique mondiale des deux géants asiatiques et leurs perspectives économiques à moyen/long terme. On montrera ensuite l’ampleur des «frictions» qui se multiplient avec l’Europe dans des domaines cruciaux pour elle comme l’ouverture commerciale ou la lutte contre le changement climatique. On s'interrogera alors sur les deux scénarios possibles dans un tel contexte: renforcement de la cohésion européenne face à un tel défi extérieur, ou au contraire "déconstruction" européenne dans un  jeu du chacun pour soi face à ces nouvelles puissances émergentes. Tout montre hélas jusqu'à présent que le deuxième scénario tend à l'emporter, une sorte de syndrome inversé du "Raj britannique" en Inde ou de la "guerre de l'opium" en Chine !

 

Présentation power Point de J.J. Boillot

 

M. Henri Nallet

Ancien ministre de l’agriculture, Conseiller du Président Servier, Vice-président de la fondation Jean Jaurès

Henri Nallet est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, titulaire d’un Diplôme d’Etudes Supérieures de Droit Public et de Sciences Politiques, ainsi que d’un certificat d’aptitude à la profession d’Avocat.

Il devient Responsable de l’Institut de Formation des Cadres Paysans en 1965 puis chargé de Mission à la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles pour les questions économiques.

Entre 1970 et 1981, Henri Nallet est Chargé de cours à la Faculté de Droit de Paris I et à l’Institut National Agronomique. Durant cette même période, il est également Directeur de Recherches à l’Institut National de Recherche Agronomique au Département d’économie et de sociologie rurales, de 1970 à 1981. De 1981 à 1985, il est conseiller technique à la Présidence de la République, chargé de l’Agriculture et de la Pêche.

Ministre de l’agriculture à deux reprises, en 1985 et en 1988, il est par la suite ministre de la Justice, en 1990-1992. Député socialiste de l'Yonne de 1986 à 1988 et de 1997 à 1999, il fut également Conseiller général de l’Yonne et Maire de Tonnerre.

Président du Conseil des Ministres de l’Agriculture de la Communauté européenne (1989), Henri Nallet fut également Président du Conseil mondial de l’Alimentation à l’ONU(1986).

Entré en 2000 au sein du Groupe de Recherche Servier, Henri Nallet fut Directeur Général des Affaires Extérieures et de la Communication jusqu’en 2006 avant de devenir en 2007 le Conseiller du Président du Groupe Servier. Il est, par ailleurs, vice-président de la Fondation Jean Jaurès.

 

par M. Olivier Costa

M. Olivier Costa est chargé de recherche CNRS au sein du laboratoire SPIRIT (Science politique, Relations internationales, Territoire) à l’Institut d'études politiques de Bordeaux. Professeur à l’Université libre de Bruxelles, collaborateur scientifique à l'Institut d'Etudes Européennes et chercheur associé au CEVIPOL (Centre d'étude de la vie politique), Professeur au Collège d'Europe (Bruges) et à l’IEP de (Paris)

 

 

Présentation du thème par le conférencier :

La réflexion sur la démocratie dans l’Union européenne se singularise par sa nouveauté relative. Pendant longtemps, la construction européenne a échappé à ce type d’interrogation, en raison de sa nature délibérément non politique, de la satisfaction que son action apportait aux élites économiques, sociales et politiques, et du caractère restreint de ses compétences initiales. Les choses ont changé à la faveur de trois évolutions notables : l’extension du champ d’action des Communautés, bien au-delà de la mise en place d’un marché commun ; la montée en puissance du Parlement européen, qui atteste du caractère politique de la construction communautaire ; les contestations grandissantes dont l’intégration européenne – tout particulièrement son mode de fonctionnement – a fait l’objet.


S’interroger sur le caractère démocratique de l’Union n’est donc plus une hérésie. Reste qu’il convient d’éviter de souscrire aveuglément à la rhétorique, souvent intellectuellement paresseuse, du « déficit démocratique ». Il convient, pour cela, de replacer la question démocratique dans le contexte plus large d’une interrogation sur la légitimation des systèmes politiques en général, et de l’Union en particulier. Cette démarche permet d’identifier avec précision les différentes dimensions de ce déficit éventuel et d’envisager les solutions qui pourraient y être apportées.