• Publié par : Hélène Rannou-Boucher
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« Quelles frontières pour l’Union européenne ?  »

Le cycle de conférences se déroulera
du 23 janvier au 3 avril 2012.

Interruption les 13, 20 et 27 février 2012
NB :  exceptionnellement deux conférences auront lieu un mardi (20 mars 2012 et 3 avril 2012)

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
pas de réservation nécessaire
Horaires : 18 h - 19 h 30

Lieu : Amphi 1,
Faculté de droit et de sciences politiques,

Entrée par l'avenue du doyen Roger Houin, 35042 Rennes

Accéder à la Faculté

 

 

 

 

  • Lundi 05 mars 2012 :« Frontières et replis identitaires : le discours du national-populisme dans l'Union européenne » par Magali BALENT, Maître de conférence à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, chercheur associée à l’IRIS, chercheur et chef de projets à la Fondation Robert Schuman

Pratique :

  • Programme des RVE 2012 
  • Pour retrouver les power points ou les enregistrements des conférences, cliquer sur la date qui correspond ci-dessous

      

 

 

L’Europe est en crise.
L’Europe va mal.

Elle est à un tournant de son existence : éclatement et fragmentation semblent la miner.

Alors que le projet communautaire entend gommer les frontières, la crise de l’Euro a fait resurgir des divisions en son sein : des frontières internes semblent se reconstituer.
Dans le même temps, la crise économique et financière et les révolutions arabes posent en des termes nouveaux la question de l’élargissement : faut-il encore élargir une Union européenne déjà difficile à piloter et si oui, jusqu’où ? La question des frontières externes ultimes est de nouveau posée.
Au fond, les frontières renvoient à l’identité de l’Union et à son avenir.
C’est pourquoi les Rendez-vous d’Europe ont choisi en 2012 d’aborder ce thème dans sa dimension aussi bien interne qu’extérieure.
Jusqu’où repousser les frontières de l’Union européenne ? l'Islande et les Balkans (Croatie…) se sont vu offrir une perspective d’adhésion, la Turquie aussi en dépit des polémiques que suscite cette perspective. Comment analyser le « partenariat oriental »  : est-ce une alternative ou un premier pas vers l’adhésion d’Etats tels que l’Ukraine, la Moldavie, et ceux du Causase ? Et quid des limites de l’Union côté Sud ? Quelles vont être les relations avec les nouveaux régimes qui se mettent en place dans les pays méditerranéens ? L’adhésion de nouveaux Etats conditionne la physionomie future de l’Union. Justifiés par des considérations politiques, ces élargissements pèsent également sur le fonctionnement de l’Union : comment agir efficacement à 30 ? Le nombre fait la force mais engendre également l’apparition de nouvelles tensions et de nouvelles frontières culturelles, économiques ou sociales, invisibles mais réelles.
Pour avancer dans le processus d’intégration, les situations de différenciation aboutissent à une « Union à géométrie variable ». Faut-il désormais parler d’« Europe à la carte » ou « à plusieurs vitesses » entre membres de l’Eurozone et de l’espace Schengen et les autres ? La terminologie est loin d’être neutre pour l’avenir mais à court terme, cette situation de différenciation des Etats fait resurgir des frontières internes. Le Royaume-Uni en est une illustration parfaite : réfractaire à tout approfondissement politique, doit-il envisager son retrait comme certains Britanniques le réclament?
Avec le concours de conférenciers prestigieux issus du monde universitaire et des institutions européennes, toutes ces questions seront au cœur des débats des rendez-vous d’Europe 2012.

 

 

par Jean-François DREVET,
Agrégé de géographie, ancien fonctionnaire à la Commission européenne

 


- Power point  - partie 1
- Power Point  - partie 2

- Réécouter la conférence

- Compte-rendu dans Ouest-France (25/01/ 2012)

 

Jean-François Drevet est normalien et agrégé de géographie. Après sa thèse de doctorat soutenue en 1976, il travaille dans plusieurs administrations françaises sur des questions de développement régional et d’aménagement du territoire. Ses activités s’inscrivent de plus en plus dans une perspective européenne, ce qui l’amène à entrer à la Commission européenne en 1989, pour travailler à l’élaboration de la politique européenne de développement régional dans le cadre de l’élargissement de l’Union européenne.
A côté de sa carrière dans les administrations française puis européenne, Jean-François Drevet poursuit ses recherches et publie régulièrement des ouvrages sur l’Europe et le développement régional.

 

 

Ce conférencier vous a été présenté par:


Guy Baudelle, Professeur à l’Université Rennes 2, Chaire européenne Jean Monnet en géographie/ aménagement, membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes, membre du laboratoire ESO-Rennes (UMR-CNRS 6590 « Espaces et Sociétés »), Directeur du Master professionnel de Géographie-Aménagement, Directeur du Parcours « Espaces et Sociétés » (ESO) du Master « Villes Territoires et Sociétés » (VTS)

 

 

 

Cette présentation a été précédée par quelques mots de bienvenue prononcée par Mme Marie-Paule Fournier, Présidente d'Europe Rennes 35.

 

 

 

Les principaux points abordés pendant la conférence :

1.    Signification des limites pour l’UE
-    Les aspects géographiques
-    Les aspects juridiques.
 la problématique d’une UE « à géographie variable », telle qu’elle se complexifie depuis Maastricht.
les aspects externes : quelle politique UE vis-à-vis de ses périphéries ?
-    Avant 1989, la question ne se pose pas vraiment (refus d’adhérer des pays de l’AELE, rideau de fer, existence d’accords d’association d’ampleur limitée avec les PSEM) ;
-    de 1989 à 2003, la politique de l’UE a été dominée par la préparation de l’élargissement ;
-    depuis 2003, la tendance est à la recherche d’alternatives aux adhésions pour des pays de plus en plus différents et éloignés des pays fondateurs de la CEE.


2.    L’élargissement jusqu’où ?
-    La problématique des adhésions futures (pertinence de la poursuite de l’expansion de l’UE)
-    La liste d’attente.

3.    Typologie des périphéries de l’UE
Compte tenu du contexte économique et géopolitique (mondialisation), le problème des relations avec les périphéries de l’UE est devenu un problème multidimensionnel, géographique et plurisectoriel.
-    À l’ouest, la dimension atlantique : les DOMs (sont dedans), les PTOM (sont dehors, mais sous la juridiction des états membres)
-    Au nord, une coopération exemplaire (dans la Baltique, la mer de Barents, l’Arctique)
-    Au sud et à l’est beaucoup de problèmes (écarts de revenus, immigration, sécurité énergétique, déficits environnementaux), traités dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV) et de la stratégie spécifique pour la Russie, qui pratique à la fois lacoopération (avec les Nordiques) et utilise aussi sa capacité de nuisance ailleurs (Ukraine, Moldavie, Caucase, Moyen-Orient) ;

Sectoriellement : les politiques communes débordent les limites de l’UE et impliquent inévitablement les pays du voisinage :
-    L’extension des règles du marché unique ;

-    La gestion des flux migratoires ;
-    La sécurité énergétique ;
-    La coopération transfrontalière et transnationale ;
-    La protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique ;
-    Le développement des réseaux transeuropéens dans le cadre EUROMED.

4.    Évaluation de la politique européenne de voisinage (pour les périphéries est et sud)

-    Organisation : de la méthode de l’adhésion à la PEV
-    Le contenu : « tout sauf les institutions » ?
-    La gestion : une politique « à la carte » ?
-    Le problème du sud (les PSEM)
-    Le problème de l’est (le nouveau partenariat oriental)
-    Pertinence de la conditionnalité.

5.    Perspectives
-    L’effet « spill over » de l’extension des politiques communes aux pays de la périphérie : ce n’est pas très connu, mais il existe un mouvement en partie spontané d’adoption des politiques communes par les pays tiers pour diverses raisons (commerciales, techniques, politiques), qui relativisent encore davantage la notion de frontières externe de l’UE) ;
-    la coopération politique et le problème du respect des critères démocratiques : entre l’idéalisme wilsonien et le réalisme metternichien, comment gérer ses relations avec des pays non démocratiques.
-    Impact du printemps arabe : ses opportunités et ses dérives possibles.

 

 

Bibliographie :

 

  • Jacques Robert, le territoire européen, des racines aux enjeux globaux ILV éditions 2011338p.
  • JF Drevet, L’élargissement jusqu’où ? éditions de l’Harmattan, Paris, 2004, 2e édition 385p. Le même auteur publie chaque mois une tribune européenne dans la revue de prospective « Futuribles ».
  • Guy Baudelle et Benoît Montabone , "La Turquie et l?Union européenne. Scénarios géopolitiques", EchoGéo (revue électronique en libre accès) (http://echogeo.revues.org/2314)
  • André-Louis Sanguin , « Les nouvelles perspectives frontalières de l'union européenne après l'élargissement de 2004 », L'Espace Politique [En ligne] , 1 | 2007-1 , mis en ligne le 16 janvier 2007 URL : http://espacepolitique.revues.org/index437.html

 

 

 

 

 

par Claire Visier


Retrouvez le Power Point de Claire Visier

Réecouter la conférence

Claire VISIER est Maître de conférences en Science politique à l'Université Rennes I et chercheur au CRAPE.
Son doctorat a porté sur la coopération culturelle franco-maghrébine. Après des séjours de recherches et d’enseignements en Egypte et en Turquie, elle poursuit aujourd’hui ses travaux sur les relations entre l'Union européenne et les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée.
 
 

Cette conférencière vous a été présentée par:


Benoît MONTABONE, Agrégé  et Docteur de Géographie,  Attaché Temporaire d’Enseignement et de recherche en géographie – Université Rennes 2 , membre du laboratoire ESO-Rennes (UMR - CNRS 6590  «Espaces et Sociétés»), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes

Thèse soutenue sur «  Union européenne et Turquie: les enjeux de la cohésion territoriale »


Les principaux points abordés pendant la conférence :


Les relations entre la Turquie et l’Union Européenne sont anciennes. Ce n’est qu’en 2002 que la question de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne devient un « problème public ». La candidature turque donne alors lieu à d’importants débats et une très forte médiatisation dans certains pays européens. A peine ouvertes, les négociations pour l’adhésion vont rapidement se ralentir. Sans chercher à prendre position pour ou contre la Turquie dans l’Union européenne, cette conférence entend mettre en lumière les enjeux de cette candidature à la fois en Turquie et en Europe.


Pour aller plus loin:


-    Bibliographie :

  • H. Bozarslan, Histoire de la Turquie contemporaine, Paris, La découverte, 2007
  • B. Cautrès, N. Monceau, La Turquie en Europe, l’opinion des européens et des turcs, Paris, Presses de Science Po, 2011
  • G. Dorronsoro, Que veut la Turquie ? Ambitions et stratégies internationales, Autrement, Paris, 2009
  • E. Lannon, J. Le Bullenger (dir.), Les défis de l’adhésion de la Turquie à l’UE, Bruxelles, Bruylant, 2006

 Par Amaël CATTARUZZA
Maître de conférences
à l’Ecole spéciale militaire de Saint-cyr Coëtquidan

 

Ecouter la conférence

Le Power Point de M. Cattaruzza sur les Balkans sera disponible à partir de juin 2012

 


M. Cattaruzza est Docteur de Géographie Politique, maître de conférences, Chef de département adjoint, Département « Relations internationales et stratégie » à l’Ecole spéciale militaire de Saint-cyr Coëtquidan, chercheur au CREC (Centre de recherches des Ecoles de Coëtquidan).
 
 

Ce conférencier vous  été présenté par:


Anne Hamonic, Doctorante, membre du Centre de recherches européennes de Rennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes
Sujet de thèse : L’Union européenne et l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du maintien de la paix et de la sécurité internationales – Directrice : C. FLAESCH-MOUGIN, Professeur à l’Université de Rennes 1, responsable du Centre de recherches européennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), Coordinatrice du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes.
Anne Hamonic a publié « L'Union Européenne à l'ONU - Perspectives ouvertes par le Traité constitutionnel » en 2007 aux éditions Apogée (159 p.)
 
 
  
 

Les principaux points abordés pendant la conférence :


Il y a vingt ans, les conflits éclataient en Bosnie-Herzégovine, après s’être déclarés en Slovénie puis en Croatie. Face au processus tragique du déchirement yougoslave, l’Europe apparaissait divisée et impuissante, et les accords de paix étaient finalement négociés en 1995 sous égide américaine sur la base militaire de Dayton (Ohio). Aujourd’hui, l’Union Européenne est passée de cette place de second rang à celle d’acteur majeur de la stabilisation dans la région, expérimentant pour ce faire des instruments de maintien de la paix (opérations Concordia, Althéa, EULEX, etc.) et de prévention des conflits (accords d’Ohrid en Macédoine, ou accords de Belgrade entre la Serbie et le Monténégro) inédits. Certes, l’enjeu est de taille puisque pour la première fois depuis sa création, l’Union européenne doit aider à construire et à consolider des Etats dont la vocation est de devenir de futurs membres.  Nous reviendrons donc lors de cette communication sur ces vingt ans qui ont vu émerger cette vocation européenne des Balkans.
 

Pour aller plus loin:


-    Bibliographie :

  • CATTARUZZA, A. (2010), Territoire et nationalisme au Monténégro, L’Harmattan, Paris
  • CATTARUZZA, A., CHAVENEAU E. & A.L. SANGUIN (2005), L’ex-Yougoslavie dix ans après Dayton, L’Harmattan, Paris
  • CATTARUZZA, A. (2007), “Les voisinages de l’UE sont-ils les périphéries de l’UE ?” (avec Y. RICHARD, C. BORDES & S. DARBOT), L’Espace politique, n°2, 2-2007,pp.13-38 (consulter l'article)
  • CATTARUZZA, A. (2007), “Ni voisins, ni membres. La périphérisation politique des Balkans occidentaux via le processus d’adhésion à l’UE” (avec E. CHAVENEAU), L’Espace politique, n°2, 2-2007, pp.39-54, http://espacepolitique.revues.org/index619.html
  • CATTARUZZA, A. (2008), “ L’affirmation de l’Union européenne dans les Balkans. Vers une politique d’intégration régionale… mais de quelle région ?”, Strates, n°15, 2008, pp. 171-187

 

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