• Publié par : Hélène Rannou-Boucher
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  • En 2012, un cycle de conférences a eu lieu sur « Quelles frontières pour l’Union européenne ?  » du 23 janvier au 3 avril 2012.
  • Deux Rendez-vous d'Europe exceptionnels se sont déroulés en septembre et octobre 2012 

      

 

 

L’Europe est en crise.
L’Europe va mal.

Elle est à un tournant de son existence : éclatement et fragmentation semblent la miner.

Alors que le projet communautaire entend gommer les frontières, la crise de l’Euro a fait resurgir des divisions en son sein : des frontières internes semblent se reconstituer.
Dans le même temps, la crise économique et financière et les révolutions arabes posent en des termes nouveaux la question de l’élargissement : faut-il encore élargir une Union européenne déjà difficile à piloter et si oui, jusqu’où ? La question des frontières externes ultimes est de nouveau posée.
Au fond, les frontières renvoient à l’identité de l’Union et à son avenir.
C’est pourquoi les Rendez-vous d’Europe ont choisi en 2012 d’aborder ce thème dans sa dimension aussi bien interne qu’extérieure.
Jusqu’où repousser les frontières de l’Union européenne ? l'Islande et les Balkans (Croatie…) se sont vu offrir une perspective d’adhésion, la Turquie aussi en dépit des polémiques que suscite cette perspective. Comment analyser le « partenariat oriental »  : est-ce une alternative ou un premier pas vers l’adhésion d’Etats tels que l’Ukraine, la Moldavie, et ceux du Causase ? Et quid des limites de l’Union côté Sud ? Quelles vont être les relations avec les nouveaux régimes qui se mettent en place dans les pays méditerranéens ? L’adhésion de nouveaux Etats conditionne la physionomie future de l’Union. Justifiés par des considérations politiques, ces élargissements pèsent également sur le fonctionnement de l’Union : comment agir efficacement à 30 ? Le nombre fait la force mais engendre également l’apparition de nouvelles tensions et de nouvelles frontières culturelles, économiques ou sociales, invisibles mais réelles.
Pour avancer dans le processus d’intégration, les situations de différenciation aboutissent à une « Union à géométrie variable ». Faut-il désormais parler d’« Europe à la carte » ou « à plusieurs vitesses » entre membres de l’Eurozone et de l’espace Schengen et les autres ? La terminologie est loin d’être neutre pour l’avenir mais à court terme, cette situation de différenciation des Etats fait resurgir des frontières internes. Le Royaume-Uni en est une illustration parfaite : réfractaire à tout approfondissement politique, doit-il envisager son retrait comme certains Britanniques le réclament?
Avec le concours de conférenciers prestigieux issus du monde universitaire et des institutions européennes, toutes ces questions seront au cœur des débats des rendez-vous d’Europe 2012.

 

 

par Jean-François DREVET,
Agrégé de géographie, ancien fonctionnaire à la Commission européenne

 


- Power point  - partie 1
- Power Point  - partie 2

- Réécouter la conférence

- Compte-rendu dans Ouest-France (25/01/ 2012)

 

Jean-François Drevet est normalien et agrégé de géographie. Après sa thèse de doctorat soutenue en 1976, il travaille dans plusieurs administrations françaises sur des questions de développement régional et d’aménagement du territoire. Ses activités s’inscrivent de plus en plus dans une perspective européenne, ce qui l’amène à entrer à la Commission européenne en 1989, pour travailler à l’élaboration de la politique européenne de développement régional dans le cadre de l’élargissement de l’Union européenne.
A côté de sa carrière dans les administrations française puis européenne, Jean-François Drevet poursuit ses recherches et publie régulièrement des ouvrages sur l’Europe et le développement régional.

 

 

Ce conférencier vous a été présenté par:


Guy Baudelle, Professeur à l’Université Rennes 2, Chaire européenne Jean Monnet en géographie/ aménagement, membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes, membre du laboratoire ESO-Rennes (UMR-CNRS 6590 « Espaces et Sociétés »), Directeur du Master professionnel de Géographie-Aménagement, Directeur du Parcours « Espaces et Sociétés » (ESO) du Master « Villes Territoires et Sociétés » (VTS)

 

 

 

Cette présentation a été précédée par quelques mots de bienvenue prononcée par Mme Marie-Paule Fournier, Présidente d'Europe Rennes 35.

 

 

 

Les principaux points abordés pendant la conférence :

1.    Signification des limites pour l’UE
-    Les aspects géographiques
-    Les aspects juridiques.
 la problématique d’une UE « à géographie variable », telle qu’elle se complexifie depuis Maastricht.
les aspects externes : quelle politique UE vis-à-vis de ses périphéries ?
-    Avant 1989, la question ne se pose pas vraiment (refus d’adhérer des pays de l’AELE, rideau de fer, existence d’accords d’association d’ampleur limitée avec les PSEM) ;
-    de 1989 à 2003, la politique de l’UE a été dominée par la préparation de l’élargissement ;
-    depuis 2003, la tendance est à la recherche d’alternatives aux adhésions pour des pays de plus en plus différents et éloignés des pays fondateurs de la CEE.


2.    L’élargissement jusqu’où ?
-    La problématique des adhésions futures (pertinence de la poursuite de l’expansion de l’UE)
-    La liste d’attente.

3.    Typologie des périphéries de l’UE
Compte tenu du contexte économique et géopolitique (mondialisation), le problème des relations avec les périphéries de l’UE est devenu un problème multidimensionnel, géographique et plurisectoriel.
-    À l’ouest, la dimension atlantique : les DOMs (sont dedans), les PTOM (sont dehors, mais sous la juridiction des états membres)
-    Au nord, une coopération exemplaire (dans la Baltique, la mer de Barents, l’Arctique)
-    Au sud et à l’est beaucoup de problèmes (écarts de revenus, immigration, sécurité énergétique, déficits environnementaux), traités dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV) et de la stratégie spécifique pour la Russie, qui pratique à la fois lacoopération (avec les Nordiques) et utilise aussi sa capacité de nuisance ailleurs (Ukraine, Moldavie, Caucase, Moyen-Orient) ;

Sectoriellement : les politiques communes débordent les limites de l’UE et impliquent inévitablement les pays du voisinage :
-    L’extension des règles du marché unique ;

-    La gestion des flux migratoires ;
-    La sécurité énergétique ;
-    La coopération transfrontalière et transnationale ;
-    La protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique ;
-    Le développement des réseaux transeuropéens dans le cadre EUROMED.

4.    Évaluation de la politique européenne de voisinage (pour les périphéries est et sud)

-    Organisation : de la méthode de l’adhésion à la PEV
-    Le contenu : « tout sauf les institutions » ?
-    La gestion : une politique « à la carte » ?
-    Le problème du sud (les PSEM)
-    Le problème de l’est (le nouveau partenariat oriental)
-    Pertinence de la conditionnalité.

5.    Perspectives
-    L’effet « spill over » de l’extension des politiques communes aux pays de la périphérie : ce n’est pas très connu, mais il existe un mouvement en partie spontané d’adoption des politiques communes par les pays tiers pour diverses raisons (commerciales, techniques, politiques), qui relativisent encore davantage la notion de frontières externe de l’UE) ;
-    la coopération politique et le problème du respect des critères démocratiques : entre l’idéalisme wilsonien et le réalisme metternichien, comment gérer ses relations avec des pays non démocratiques.
-    Impact du printemps arabe : ses opportunités et ses dérives possibles.

 

 

Bibliographie :

 

  • Jacques Robert, le territoire européen, des racines aux enjeux globaux ILV éditions 2011338p.
  • JF Drevet, L’élargissement jusqu’où ? éditions de l’Harmattan, Paris, 2004, 2e édition 385p. Le même auteur publie chaque mois une tribune européenne dans la revue de prospective « Futuribles ».
  • Guy Baudelle et Benoît Montabone , "La Turquie et l?Union européenne. Scénarios géopolitiques", EchoGéo (revue électronique en libre accès) (http://echogeo.revues.org/2314)
  • André-Louis Sanguin , « Les nouvelles perspectives frontalières de l'union européenne après l'élargissement de 2004 », L'Espace Politique [En ligne] , 1 | 2007-1 , mis en ligne le 16 janvier 2007 URL : http://espacepolitique.revues.org/index437.html

 

 

 

 

 

par Claire Visier


Retrouvez le Power Point de Claire Visier

Réecouter la conférence

Claire VISIER est Maître de conférences en Science politique à l'Université Rennes I et chercheur au CRAPE.
Son doctorat a porté sur la coopération culturelle franco-maghrébine. Après des séjours de recherches et d’enseignements en Egypte et en Turquie, elle poursuit aujourd’hui ses travaux sur les relations entre l'Union européenne et les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée.
 
 

Cette conférencière vous a été présentée par:


Benoît MONTABONE, Agrégé  et Docteur de Géographie,  Attaché Temporaire d’Enseignement et de recherche en géographie – Université Rennes 2 , membre du laboratoire ESO-Rennes (UMR - CNRS 6590  «Espaces et Sociétés»), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes

Thèse soutenue sur «  Union européenne et Turquie: les enjeux de la cohésion territoriale »


Les principaux points abordés pendant la conférence :


Les relations entre la Turquie et l’Union Européenne sont anciennes. Ce n’est qu’en 2002 que la question de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne devient un « problème public ». La candidature turque donne alors lieu à d’importants débats et une très forte médiatisation dans certains pays européens. A peine ouvertes, les négociations pour l’adhésion vont rapidement se ralentir. Sans chercher à prendre position pour ou contre la Turquie dans l’Union européenne, cette conférence entend mettre en lumière les enjeux de cette candidature à la fois en Turquie et en Europe.


Pour aller plus loin:


-    Bibliographie :

  • H. Bozarslan, Histoire de la Turquie contemporaine, Paris, La découverte, 2007
  • B. Cautrès, N. Monceau, La Turquie en Europe, l’opinion des européens et des turcs, Paris, Presses de Science Po, 2011
  • G. Dorronsoro, Que veut la Turquie ? Ambitions et stratégies internationales, Autrement, Paris, 2009
  • E. Lannon, J. Le Bullenger (dir.), Les défis de l’adhésion de la Turquie à l’UE, Bruxelles, Bruylant, 2006

 Par Amaël CATTARUZZA
Maître de conférences
à l’Ecole spéciale militaire de Saint-cyr Coëtquidan

 

Ecouter la conférence

Le Power Point de M. Cattaruzza sur les Balkans sera disponible à partir de juin 2012

 


M. Cattaruzza est Docteur de Géographie Politique, maître de conférences, Chef de département adjoint, Département « Relations internationales et stratégie » à l’Ecole spéciale militaire de Saint-cyr Coëtquidan, chercheur au CREC (Centre de recherches des Ecoles de Coëtquidan).
 
 

Ce conférencier vous  été présenté par:


Anne Hamonic, Doctorante, membre du Centre de recherches européennes de Rennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes
Sujet de thèse : L’Union européenne et l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du maintien de la paix et de la sécurité internationales – Directrice : C. FLAESCH-MOUGIN, Professeur à l’Université de Rennes 1, responsable du Centre de recherches européennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), Coordinatrice du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes.
Anne Hamonic a publié « L'Union Européenne à l'ONU - Perspectives ouvertes par le Traité constitutionnel » en 2007 aux éditions Apogée (159 p.)
 
 
  
 

Les principaux points abordés pendant la conférence :


Il y a vingt ans, les conflits éclataient en Bosnie-Herzégovine, après s’être déclarés en Slovénie puis en Croatie. Face au processus tragique du déchirement yougoslave, l’Europe apparaissait divisée et impuissante, et les accords de paix étaient finalement négociés en 1995 sous égide américaine sur la base militaire de Dayton (Ohio). Aujourd’hui, l’Union Européenne est passée de cette place de second rang à celle d’acteur majeur de la stabilisation dans la région, expérimentant pour ce faire des instruments de maintien de la paix (opérations Concordia, Althéa, EULEX, etc.) et de prévention des conflits (accords d’Ohrid en Macédoine, ou accords de Belgrade entre la Serbie et le Monténégro) inédits. Certes, l’enjeu est de taille puisque pour la première fois depuis sa création, l’Union européenne doit aider à construire et à consolider des Etats dont la vocation est de devenir de futurs membres.  Nous reviendrons donc lors de cette communication sur ces vingt ans qui ont vu émerger cette vocation européenne des Balkans.
 

Pour aller plus loin:


-    Bibliographie :

  • CATTARUZZA, A. (2010), Territoire et nationalisme au Monténégro, L’Harmattan, Paris
  • CATTARUZZA, A., CHAVENEAU E. & A.L. SANGUIN (2005), L’ex-Yougoslavie dix ans après Dayton, L’Harmattan, Paris
  • CATTARUZZA, A. (2007), “Les voisinages de l’UE sont-ils les périphéries de l’UE ?” (avec Y. RICHARD, C. BORDES & S. DARBOT), L’Espace politique, n°2, 2-2007,pp.13-38 (consulter l'article)
  • CATTARUZZA, A. (2007), “Ni voisins, ni membres. La périphérisation politique des Balkans occidentaux via le processus d’adhésion à l’UE” (avec E. CHAVENEAU), L’Espace politique, n°2, 2-2007, pp.39-54, http://espacepolitique.revues.org/index619.html
  • CATTARUZZA, A. (2008), “ L’affirmation de l’Union européenne dans les Balkans. Vers une politique d’intégration régionale… mais de quelle région ?”, Strates, n°15, 2008, pp. 171-187

Par Magali BALENT
Maître de conférence à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris,
chercheur associée à l’IRIS,
chercheur et chef de projets
à la Fondation Robert Schuman

Ecouter la conférence

Magali Balent est chercheur et responsable des projets à la Fondation Robert Schuman, chercheur associée à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et maître de conférences à Sciences Po. Elle est diplômée de l’Institut des hautes études internationales de Genève (HEI) où elle a obtenu en 2008 sa thèse de doctorat intitulée Les « Français d’abord ». Le discours du Front national sur les relations internationales de sa naissance à nos jours. Elle est également l’auteur de plusieurs études sur le défi national-populiste en Europe, et la dynamique identitaire du discours d’extrême droite.

Cette conférencière vous a été présentée par:


Jelle Lemaître, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche, Doctorant, membre du Centre de recherches européennes de Rennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes

Sujet de thèse : La cohésion territoriale et l'ordre juridique communautaire – Directeur Daniel GADBIN, Professeur à l’Université de Rennes 1, membre du Centre de recherches européennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes.

Pour aller plus loin:


Le national-populisme promeut une vision mythifiée de l’Europe qu’il oppose en tous points à l’Union européenne telle qu’elle se construit depuis le traité de Maastricht et qu’il accuse d’être aux ordres d’intérêts extérieurs. L’enjeu des frontières et de l’identité est au cœur de son discours sur l’Europe. Après avoir présenté ce que recouvrent les notions d’identité et de frontières pour l’extrême droite d’aujourd’hui, cette conférence souhaite expliciter les ressorts de son discours sur l’Europe et l’Union européenne.
 
Document :


Bibliographie :

Ouvrages et articles de Magali Balent :

  • Le Monde selon Marine. La politique internationale du Front national, entre rupture et continuité, Paris, IRIS Editions, à paraître en février 2012.
  • Le Front national et le monde. Le discours du FN sur les relations internationales sous la présidence de Jean-Marie Le Pen, Sarrebruck, Editions universitaires européennes, 2011.
  • « Les opinions publiques face à la crise », Rapport Schuman sur l’Europe, Paris, Lignes de repères, 2011.
  • « Le malaise identitaire en Europe : comment répondre au défi lancé par le national-populisme ? », Questions européennes n°205, 16 mai 2011,  http://www.robert-schuman.eu/doc/questions_europe/qe-205-fr.pdf
  • “L’Union européenne face aux défis de l’extrémisme identitaire”, Questions européennes, n°177, juillet 2010, http://www.robert-schuman.eu/doc/questions_europe/qe-177-fr.pdf

Par Marie Gautier,
agrégée de droit public,
Professeure de droit Public,
détachée au Conseil d’Etat chargée des fonctions de maître des requêtes

Ecouter la conférence

Voir l'article de Ouest-France consacré à la conférence

Mme Gautier est agrégée de droit public, Professeure de droit Public, détachée au Conseil d’Etat chargée des fonctions de maître des requêtes pour la période 2011-2013. Elle est Membre du Groupe Européen de droit public, de la CEDECE et de l’AFDC.

 

 

  

Cette conférencière vous a été présentée par:


Carole Billet, Doctorante, membre du Centre de recherches européennes de Rennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes


Sujet de thèse : L’action extérieure de l’Union européenne dans le cadre de l’Espace de liberté, de sécurité et de justice, Directrices : C. FLAESCH-MOUGIN, Professeur, chaire européenne Jean Monnet, Université Rennes I/ Elspelth GUILD Radboud Universiteit Nijmegen (Pays-Bas), professeur invitée à la London School of Economics, chaire européenne Jean Monnet.

  

Les principaux points abordés pendant la conférence :

Le propos a démontré en quoi les frontières de Schengen sont prototypiques des difficultés rencontrées par la construction européenne. Il faut dire que l'espace Schengen a une géographie particulièrement complexe, peut-être même la plus complexe de toutes les politiques européennes. Alors que la réponse devrait aller de soit, la question de la détermination des frontières se pose doublement tant en ce qui concerne les frontières externes de l'espace Schengen (I), que s'agissant des frontières internes à l'espace Schengen (II). Les frontières externes sont problématiques en ce qu'elles ne correspondent pas aux frontières de l'UE et sont, de ce fait, poreuses. Autrement dit, parce qu'elles n'incluent pas des Etats membres de l'UE (UK et Irlande, qui sont tout de même partiellement associés et apparaissent comme un peu dedans et un peu dehors), et parce qu'elles incluent des Etats non membres de l'UE (Norvège, Islande, Suisse, Liechtenstein qui refusent l'entrée dans l'UE mais veulent participer à certaines politiques sans pour autant pouvoir être des membres comme les autres dans ces politiques), ces frontières externes ne jouent pas vraiment leur rôle et ne permettent pas vraiment de définir un "dedans" et un "dehors". Dans le même temps elles sont symptomatiques de l'adhésion/répulsion que certains Etats ressentent à l'égard de l'UE.
Les frontières internes devraient avoir disparu. Mais tel n'est pas le cas puisque sont maintenus de manière plus ou moins durable les frontières avec les nouveaux membres (notamment la Roumanie et la Bulgarie que l'on traite encore bien souvent comme des Etats hors UE comme en témoigne les affaires avec les Roms et cela reflète alors les difficultés des élargissements) et que peuvent être rétablies provisoirement les frontières entre anciens membres (comme l'ont démontré la France et l'Italie il y a quelques mois, ce qui témoigne des tensions permanentes entre souci d'efficacité et volonté de garder sa souveraineté).

Pour aller plus loin:

 

- Ressources internet :

 

 

-    Bibliographie :

 

  • Les Accords de Schengen : désacord à l'unisson ?  Maryam Massrouri, De L'hèbe Eds,collection "la question", 2010 90 p,
  • "Justice et affaires intérieures dans l'Union européenne. Un espace de liberté, de sécurité et de justice", par Emmanuel Barbe et Hervé Boullanger, coll. "Réflexe Europe", Paris, La Documentation française, 2002, 192 p.

par
Agnès BÉNASSY-QUÉRÉ,

 

Ecouter la conférence

Agnès Bénassy-Quéré est Directrice du CEPII
Elle est également Chercheur associé à Paris School of Economics et Professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Elle est membre du Conseil d'analyse économique, de la Commission Économique de la Nation et du Cercle des économistes.

 

 

Agnès Bénassy-Quéré a tout d’abord travaillé au Ministère des Finances et de l’Industrie, comme économiste au Bureau de la politique économique (1991-1992). Elle a ensuite été Maître de conférences à l’Université de Cergy-Pontoise (1993-1996), puis Professeur à l’Université de Lille 2 (1996-1999) et à l'Université Paris-Ouest Nanterre (2000-2004). Elle a été Professeur chargé de cours à l'Ecole Polytechnique de 2009 à 2011 et Directeur adjoint au CEPII de 1998 à 2006, date à laquelle elle a pris la direction.

 

Cette conférencière vous a été présentée par :

Maurice Baslé, Professeur émérite de l’Université de Rennes 1, Chaire européenne Jean Monnet ad personam,  Vice-Président Europe à l'Université de Rennes 1, Vice-président Europe et international à l'Université européenne de Bretagne, membre du CREM CNRS, CEREQ, membre du Centre d’excellence Jean Monnet.

 

 

 

 

Pour aller plus loin:


-Ressources internet :



- Bibliographie :

  • Zone Euro : éclatement ou fédération par Michel AGLIETTA, éditions MICHALON, Collection : ESSAI,  196 pages, janvier 2012

par Claude BLUMANN
Professeur émérite à Paris l’Université de Paris 2,Panthéon-Assas
Chaire européenne Jean Monnet, Président honoraire de la CEDECE

 Ecouter la conférence

Claude Blumann est spécialiste du Droit des institutions et du contentieux de l’Union européenne, de Droit matériel de l’Union européenne (en particulier des libertés de circulation au sein du marché intérieur, de Politique agricole commune, de Politique de l'environnement et de Politique régionale). 

 

 

Docteur en droit, agrégé de droit public, il est Professeur émérite de Paris 2, Panthéon-Assas, Chaire européenne Jean Monnet, Président honoraire de la CEDECE.

Claude Blumann est également Coordinateur national au Ministère de l'Education nationale sur les questions de reconnaissance européenne des diplômes, Expert auprès de la Commission des communautés européennes et du Parlement européen.

Il effectue des missions d'expertise et d'enseignement en Roumanie, Hongrie, Tchéquie, Tunisie. Il co-dirige l'Annuaire de droit européen et est l’auteur de nombreux manuels de référence en droit de l’Union européenne

 

Ce conférencier vous a été présenté par:


Adrien BODART, Doctorant, membre du Centre de recherches européennes de Rennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes

Sujet de thèse : "L'UE et la protection juridique des eaux souterraines: vers une gestion intégrée fondée sur la prise en compte des services écosystémiques"
Directrice : Nathalie Hervé-Founereau, chargée de recherches CNRS, habilitée à diriger des recherches, Directrice adjointe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE), UMR CNRS 6262, membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes

 

     

Les principaux points abordés pendant la conférence :

  • La différenciation existe déjà dans la construction européenne ( Euro, Espace Schengen)
  • Les coopérations renforcées : quelques exemples notamment en matière d’Espace de Liberté, de Sécurité et de Justice
  • Dans la situation actuelle, notamment dans le cadre de la gouvernance économique de la zone euro, que peut apporter la différenciation ?

 

Pour aller plus loin:

Ouvrages de Claude Blumann :

  • Droit institutionnel de l'Union européenne, 4ème éd., Manuel Litec, 2010 
  • Droit matériel de l'Union européenne, (collab.), 6e éd., Montchrestien, Précis Domat, 2012
  • " Politique agricole commune et politique commune de la pêche " (dir.) Commentaire Mégret 3ème ed, editions de l’Université de Bruxelles 2011
  • Vers une politique européenne de l’énergie (dir.) Editions De Boeck, 2012

par Christian LEQUESNE,
Directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI-Sciences Po-CNRS (UMR 7050))

 

Ecouter la conférence

Après des études à Sciences Po Strasbourg (diplôme en 1983) et au Collège d'Europe à Bruges (diplôme en 1984), Christian Lequesne a soutenu en 1992 sa thèse de doctorat en science politique à Sciences Po Paris, sous la direction d'Alfred Grosser. Il a également soutenu son habilitation à diriger des recherches à Sciences Po Paris.


Après avoir été assistant au Collège d'Europe à Bruges de 1986 à 1988, Christian Lequesne est entré en 1988 comme chercheur au Centre d'Etudes et de Recherches Internationales (CERI) de Sciences Po Paris.

Successivement chargé puis directeur de recherche, il a été directeur adjoint du CERI de 2000 à 2003 tout en étant professeur à Sciences Po Paris. De 2004 à 2006, il a été détaché auprès du Ministère français des Affaires étrangères pour diriger le Centre Français de Recherche en Sciences Sociales (CEFRES) de Prague, en République tchèque. De 2006 à 2008, il a été nommé Sciences Po - LSE Alliance Professor à l'Institut européen de la London School of Economics and Political Science, occupant une nouvelle chaire créée conjointement par Sciences Po et la LSE. En janvier 2009, Christian Lequesne est nommé directeur du Centre d'Etudes et de Recherches Internationales (CERI); il est par ailleurs professeur de politique européenne à Sciences Po Paris.


Reconnu internationalement pour ses travaux, Christian Lequesne a contribué depuis la fin des années quatre vingt au développement des études sur l'Union européenne, par ses publications et par ses enseignements à Sciences Po Paris, au Collège d'Europe à Bruges et Natolin, à la London School of Economics ou encore à l'Université Charles de Prague. Avec le Professeur Jean - Louis Quermonne, il est à l'origine de la création à Sciences Po Paris du Cycle Supérieur d'Etudes Européennes et des bourses Europe. Plusieurs de ses anciens "thésards" sont aujourd'hui des spécialistes reconnus des questions européennes. Christian Lequesne a été par ailleurs professeur invité aux MGIMO à Moscou, à l'université Keio à Tokyo, à l'université pontificale catholique du Chili à Santiago du Chili, à l'université de Western Cape à Cape Town.

 

Ce conférencier vous a été présenté par:

 
Marie-Cécile Cadilhac, Doctorante, allocataire-monitrice membre du Centre de recherches européennes de Rennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes.


Sujet de thèse : La dimension parlementaire de l'action extérieure de l'Union européenne,
Directrice : I. BOSSE-PLATIERE, Professeur, Université Rennes I, directrice du Centre de recherches européennes de Rennes, équipe de l’Institut de l’Ouest : Droit et Europe (IODE-UMR - CNRS 6262), membre du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes

 

 

Pour aller plus loin:


Article 50 TUE
1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union.
2. L'État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l'Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l'Union. Cet accord
est négocié conformément à l'article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Il est conclu au nom de l'Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
3. Les traités cessent d'être applicables à l'État concerné à partir de la date d'entrée en vigueur de l'accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l'État membre concerné, décide à l'unanimité de proroger ce délai.
4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l'État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.
La majorité qualifiée se définit conformément à l'article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.
5. Si l'État qui s'est retiré de l'Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l'article 49.

Bibliographie :

  •  LEQUESNE C, “La Grande-Bretagne et la construction européenne : anatomie d’une relation conflictuelle », revue Atala du Cercle de réflexion universitaire du Lycée Chateaubriand de Rennes, n° 13, 2010, pp. 225-232
  • If the euro falls, what price peace?, Stephen Wall - 24 September 2011 http://www.thetablet.co.uk/article/161753