• Publié par : Hélène Rannou-Boucher
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Masters généralistes

Master professionnel "Administration des Territoires et des Entreprises " specialité   "Management Public"

La formation se déroule en deux ans (M1 et M2). Les enseignements ont lieu à l'Université Rennes 2.

La formation s'adresse à un public qui a pour objectif d'avoir directement accès au secteur professionnel des collectivités territoriales, tout en possédant l'ensemble des connaissances théoriques nécessaires à la fonction.

Il s'agit de maîtriser les principaux instruments de gestion d'une collectivité locale (budget, subventions, marchés publics, domaine, urbanisme...) ainsi que la culture relative à la place des collectivités territoriales dans les systèmes institutionnels national et communautaire.

L’une des originalités du MASTER « Administration des territoires et des entreprises » est de proposer également un « parcours européen » c’est-à-dire un tronc commun optionnel pour l'ensemble des spécialités du MASTER Administration des Territoires et des Entreprises (dont le Management public est une spécialité) offrant, en soutien et en complément des spécialités, une solide dimension européenne pluridisciplinaire en MASTER 1 comme en MASTER 2.

Une compréhension des enjeux de l’intégration européenne (dans ses dimensions juridique, géographique, économique, sociale et sociologique) est en effet incontournable, pour appréhender l’administration et le devenir, aussi bien des collectivités publiques et des territoires, que des entreprises et autres organisations, ainsi que la gestion des ressources humaines.

MASTER 1 :
Le parcours intégration européenne comprend deux séries de trois cours relatifs aux « enjeux économiques et sociaux de l’intégration européenne » :

1) Intégration par le marché : le droit du marché intérieur :Le cours présente les questions juridiques liées au Marché intérieur, les quatre « grandes libertés (libre circulation des marchandises, des services, des capitaux, des personnes, D’autre part, l’articulation du Marché intérieur avec la politique des consommateurs sera envisagée : la protection des consommateurs compte au nombre des questions prioritaires de la Communauté européenne dans la mesure où le succès et l’avenir du marché intérieur repose sur la confiance qu’il inspire. (dès lors que les déficiences sont nombreuses).

2) Intégration économique européenne :
la construction européenne a pris une voie principalement économique depuis le traité de Rome de 1957 définissant les bases d'un marché commun régional. Depuis, elle s'est opérée au travers de l'élargissement par étapes de la communauté européenne et de l'approfondissement de l'intégration: sur le plan économique avec le marché unique, sur le plan monétaire avec le SME et surtout, pour la plupart de ses membres, une monnaie unique. Le cours a pour objet de dégager les logiques et modalités de cette intégration; il met l'accent sur son caractère inachevé.

3) Diversité des modèles socio-économiques européens : l’approfondissement de la construction européenne conduit à une convergence croissante des modèles socio-économiques des pays membres, notamment avec le marché unique et le développement des mécanismes concurrentiels.
Cependant, des spécificités nationales importantes demeurent. Elles sont appréhendées sous deux angles :

  • la diversité des structures économiques telles que : formes et modes de contrôle et de gouvernance des entreprises, modèles productifs, poids respectif du système bancaire et des marchés financiers, degré et modalités de l’intervention économique de l’Etat
  • la diversité des modèles de relations professionnelles : pratiques et règles qui structurent les relations entre salariés, employeurs et Etat, et leur impact en matière de travail et d’emploi.

Un accent particulier est mis sur les diversités résultant de l’élargissement de l’UE en 2004 et sur les questions de cohésion économique et sociale que cet élargissement peut poser.

4) Droit communautaire de la concurrence : le Traité instituant la Communauté européenne ne prévoit pas le même régime en ce qui concerne la régulation de laconcurrence entre les entreprises privées et la soumission des collectivités publiques aux règles de la concurrence. Cette politique de concurrence a engendré un contentieux important qui amène le Tribunal de Première Instance et la Cour de Justice des Communautés européennes a assurer de délicats arbitrages entre les exigences du respect de la concurrence, et celles de la protection des entreprises tout en tenant compte des prérogatives que les Etats ont conservées.
Ce cours présente donc le régime communautaire de la concurrence « privée » (droit des ententes, droit des abus de position dominante, le contentieux, et la réforme de ce régime (I) ;
La concurrence « publique » ou la soumission des collectivités publiques aux règles de la concurrence sera ensuite évoquée : le régime des aides d’Etat, le régime des marchés publics, les services d’intérêt économique général (Service universel, contentieux, évolutions) (II).

5) Stratégie des firmes et politique industrielle dans le marché unique :
ce cours étudie la relation entre les stratégies des firmes dans un contexte d'intégration économique européenne et leurs implications pour la politique industrielle communautaire. Il met l'accent sur les questions soulevées par l'introduction de la monnaie unique et l'élargissement aux pays d'Europe de l'Est.


6) Politiques sociales en Europe :
la construction communautaire a d’abord été essentiellement économique, les Etats membres conservant toutes leurs compétences en matière sociale. Pour autant, des avancées visant à l’édification d’un espace social européen ont eu lieu. Depuis le sommet de Lisbonne (2000), la question sociale et, partant, la définition d’un modèle social européen sont au centre des discussions politiques. Les enjeux portent à la fois sur le contenu (quelle approche en matière de soins de santé, de pensions, de politiques de l’emploi… ?) et sur les instruments (faut-il constitutionnaliser les droits sociaux, quelles sont les places respectives de la loi et du contrat, quel rôle doivent précisément jouer les méthodes ouvertes de coordination ?). La protection sociale, l’emploi et le dialogue social font aujourd’hui partie des débats concernant l’intégration européenne tandis que l’élargissement de l’Union rend encore plus nécessaire l’approfondissement de l’Europe sociale. Ce cours portera plus particulièrement sur la protection sociale, domaine dans lequel subsistent encore des différences bien réelles entre pays.


MASTER 2 :
Le parcours intégration européenne comprend trois cours relatifs aux « enjeux spatiaux et identitaires de l’Union élargie ».

1) Le devenir spatial d’une Union élargie (scénarios de la future Europe) :
les scénarios de la future Europe communautaire ; trois enjeux majeurs et leurs scénarios : l’élargissement, la gouvernance, les compétences ; la question de l’aménagement du territoire ; les scénarios spatiaux ; les conditions du polycentrisme ; l’enjeu spatial dans la construction de l’Europe communautaire.


2) Les politiques communautaires et les territoires :
ce cours a pour objet de présenter le cadre juridique des politiques communautaires ayant une incidence territoriale forte et leur évolution, dans la perspective de l’objectif communautaire de « développement durable ».
Il traitera de la problématique de leur mise en cohérence, et des fondements et instruments juridiques nécessaires à une coordination cohérente des compétences communautaires.

Seront notamment présentées :

  • La politique agricole commune : politique sectorielle à la rencontre de logique territoriale, et sa nécessaire mise en cohérence avec les autres politiques communautaires.
  • La politique communautaire de l’environnement
  • La politique de cohésion économique et sociale dans l’Union élargie

 

3) Identités européennes : l’émergence de valeurs communes ?
L’intégration européenne et les politiques communautaires n’ont pas fait disparaître la diversité socio-économique des modèles nationaux. Si de grandes tendances convergent à l’échelle de l’Europe, des différences sensibles persistent dans les comportements.
Le cours s’interroge sur les caractéristiques de ces modèles nationaux, par une approche disciplinaire pluraliste qui emprunte aux diverses sciences sociales, en particulier à la sociologie et l’économie, sans ignorer la dimension historique. Par ailleurs, il adopte systématiquement une démarche comparatiste, et cherche à regrouper les variables présentées à l’échelle de plusieurs ensembles régionaux.
Dans le domaine sociétal, seront examinés :

  • Les comportements démographiques et les organisations familiales,
  • Les systèmes de formation

Sur le plan économique, seront présentés :

  • l'organisation du système entrepreneurial,
  • le mode de répartition de la richesse.
  • L’empreinte de profondes traditions, enracinées dans des cultures nationales religieuses et politiques très vivaces, n’empêchent pas le dialogue entre les sociétés.

On conclura à l’émergence d’une véritable opinion publique européenne, à la prise de conscience de valeurs communes axées sur la défense d’un modèle spécifique de cohésion économique et sociale.

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